THe fountain

18 août 2009. Je suis censée reprendre le travail. Hier, j'ai rangé mes feuilles de cours, au bout d'une heure de classement, je me faisais violence pour ne pas aller vomir. Serait-ce mon esprit ou mon corps qui se souviennent de ces gestes et qui veulent me supplier de ne pas les soumettre de nouveau à cette torture? J'aimerai les écouter mais le temps passe et je dois m'y adapter.
Aujourd'hui, j'ai vu un prénom familier dans le groupe des futurs P2. J'en suis restée muette et honteuse à en mourir. Il semble que je n'ai rien vécu dans ma vie et que ma seule raison d'exister reste cachée. Je m'accroche à cet espoir de réussir ce fichu de bordel de mes deux de concours, tandis que mes parents me soumettent l'idée de vérifier les modalités d'inscriptions pour d'autres concours.
C'est nomal de leur part. Soit. Mais ils ne savent pas que j'ai des hauts le coeur rien que d'y penser. Que je suis terrifée, esseulée alors que je n'ai jamais été aussi près d'eux?
Revenez je vous en prie, je ne veux plus être seule. Laissez-moi pleurer comme le fait ma fontaine pour moi.
Je n'ai rien mérité disent-ils. Ils ignorent à quel point cette année m'a affaiblie, changée, écartée du monde, et finalement rendu ma vie si futile.
J'en cherche encore le sens tandis que ma gorge se serre. Je ne pleurerais pas. Cela n'a même pas encore commencé.
J'y arriverai pas.
J'ai trop peur de devenir adulte je crois... Je suis mal partie dans la vie. Plus peureuse, tu meurs.
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# Posté le mardi 18 août 2009 18:06

20/03 Je n'aime pas le nombre 23

443e
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# Posté le samedi 21 mars 2009 18:08

Il n'y a rien à dire

Je me sens vidée c'est bizarre comme loin de mon monde. ça m'arrive tous les week-ends quand je reiens chez moi. Ces jours où je suis incapable de bosser alors que j'y arrive très bien à mon appart. QU'est-ce qui change? Je suis vide et je subi les jours. Le vide dans mon coeur se fait chaque jour un peu plus grand. Quand viendra la pièce qui viendra le combler. J'ai peur d'être trop différente. Quand je vois tous ces gens autour de moi je me dis que quelque chose ne va pas chez moi. qu'est-ce que j'ai loupé? Que n'ai-je pas dis?
Allez savoir.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 10:36

Right here Right now

Que faire lorsque l'on loupe son permis, on est une merde et si on le réussit on est une merde aussi. Il a suffit de 3 secondes, même pas.
Un arbuste. Une anticipation. Et sûrement mon imagination débordante.
Pourquoi derrière cet arbuste ai-je vu cette voiture tourner? Peut-être n'était-ce pas la même. Je ne me souviens plus.
A deux secondes prêt, tout changeait.
J'aurait du m'arrêter. Putain de conditionnel.
Vous n'étiez pas à ma place. Et maintenant, il faut que je souffre leurs regards souffreteux et cette aura de colère et de déception, qui émane d'eux dès que je m'en approche. Et ce poids incommensurable comme des tumeurs malignes sur mon estomac, ma tête et mon coeur.
Je suis minable. Je me donne envie de gerber. Je ne vais même pas réussir à avoir mon concours. Quelque soit l'année où je le passe. Plus jamais je ne pourrai les rendre fiers.
Jamais.
Je me punie tant bien que mal. J'ai lâché prise. Ma main tenant la sienne. Ce regard terrifié en face de moi qui me suppliait de ne pas abandonner. Je l'ai laissé tomber.
La danse.
C'est fini.
Comment ai-je pu prendre une telle décision? Comment puis-je être aussi glaciale face à ce choix.
Je dois vraiment être détruite.

C'est ma faute.
Je vais m'enfermer dans ce T1, loin de tout le monde. Je sais que je n'y arriverai pas. Ils ne me connaissent pas. Leur fille n'est qu'une illusion qu'elle affiche gaiement. "Forte", disent-ils. Je ne sais pas où ils sont allés chercher ça. Moi qui m'écroule à la moindre anicroche, à la moindre remarque, au moindre pépin. Je n'ai même pas la force de les affronter.
Ver de terre au bout de la ligne. Prêt à être avalé par le premier poisson qui passera.
Pleurer ne m'aidera pas à sortir vivante de ce traquenard, pourtant je n'essaye pas de stopper le flot qui s'échappe de mes yeux et de mon c½ur... Ma poitrine sursaute sans cesse. Je finis par tousser, étouffée par mes sanglots. Je vais vomir.
Je n'ai même pas envie de me tourner vers le ciel. J'ai trop honte. J'en ai déjà trop demandé. Je me cache le visage sous mes épais cheveux.
Ma chambre est sombre. Les volets mi-clos. Le soleil éclatant dehors.
Ils passent « Right here, right now » à la radio. Danse. Lui. Juste une pensée fugace pour ses yeux bleus qui me semblent si loin. Fugace.
Mon environnement ressemble tellement à mon âme.
Sombre. Enfermée. Sinistre. Silencieuse.
Pourtant quelque part en mon corps, une voix crie. Je le sens remuer, comme une étincelle de vie : Tiens bon. Ça vaut le coup.
J'espère qu'elle a raison. Sinon je ne tiendrai pas

# Posté le samedi 20 septembre 2008 08:44

Tu cours et tu tombes tu n'as pas eu le cran de continuer à te battre contre tous tes tourments

On peut pas tout fuir tu sais!

C'est la vie pas le paradis

# Posté le dimanche 08 juin 2008 07:28